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Ou suis-je ? Creetic > Vie de quartier
L'aspiration à une meilleure qualité de vie au quotidien est aujourd’hui légitime. Elle est même un enjeu majeur. Les attentes des habitants d’un quartier, quel qu’il soit, riche ou pauvre, ont aujourd’hui changé et portent très largement sur des aspects qualitatifs, tels que la sécurité, la propreté, les espaces extérieurs et la proximité des services. Cette question, trop longtemps sous-estimée, prend aujourd’hui tout son sens au travers de la gestion urbaine de proximité.
Nicolas Sarkozy a choisi de se rendre à l’hôpital. Accompagné de Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, il a visité le centre hospitalier de Dunkerque, dans le Nord. Surexposée aux maladies du travail, et sous-dotée en équipements de santé, la région est un peu l’emblème du malaise hospitalier français, dénoncé depuis des années par les acteurs du secteur. Dans les services des urgences puis de néphrologie (maladies des reins), le président a écouté les doléances des médecins et des infirmières. «Il faut prendre conscience qu'il y a beaucoup de douleur et de souffrance et que les personnels qui supportent tout ça méritent de la considération, à la fois morale et financière», a-t-il déclaré. Pour répondre à cette dégradation, il a annoncé une série de mesures. * Rémunérer les heures supplémentaires. L’instauration des 35 heures s’est traduite dans les hôpitaux par une multiplication des heures supplémentaires. Faute de budget et d’effectifs suffisants, elles sont souvent payées avec retard, voire pas payées du tout. Nicolas Sarkozy a promis d’assurer leur paiement. Selon Thierry Amouroux, président du syndicat d'infirmiers SNPI, la solution n’est pas suffisante : «Les heures sup, on en fait déjà beaucoup et on n’a pas envie d’en faire plus. Il faut embaucher plus d’infirmières et améliorer les conditions de travail.» * Revoir la carte hospitalière. Eviter les doublons est la seconde priorité du nouveau gouvernement. Dans la lignée du Plan Hôpital 2012, l’objectif consiste à rapprocher les services d’établissements proches. «On peut faire des fusions sans fermer», a rassuré Nicolas Sarkozy. * Développer les soins palliatifs. En visite au centre de soins palliatifs de Zuydcoote, Nicolas Sarkozy a exprimé sa volonté de doubler le nombre de lits de ces unités réservées aux patients en fin de vie. Le Québec ou le Royaume-Uni en possèdent deux fois plus qu’en France. * Redéfinir les missions de l’hôpital. Plus largement, Le Président souhaite poursuivre la gouvernance de l’hôpital en octroyant davantage d’autonomie aux établissements. Par exemple pour désengorger les urgences. C’est le sens de la «grande concertation sur les missions de l’hôpital» confiée à Roselyne Bachelot. «L'hôpital ne peut pas répondre à tout», a-t-il déclaré, citant l’exemple de «l’extrême commodité» qui consiste à aller aux urgences «à n'importe quelle heure du jour et de la nuit». Sa réponse : favoriser le «travail en réseau» entre établissements publics, médecins libéraux et cliniques privées. Les syndicats de médecins réclament depuis longtemps une délimitation claire des missions de l’hôpital. «Cette mesure traduit une vraie prise de conscience du malaise hospitalier, se félicite Jean-Pierre Esterni, secrétaire national du Syndicat national des médecins, chirurgiens, spécialistes, biologistes et pharmaciens des hôpitaux publics (SNAM). Nous attendons cette clarification depuis longtemps.»
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